Woojeong Jang

Woojeong Jang, 27 ans
« Le confinement est une méditation. »
Après avoir travaillé dans une entreprise de communications de téléphonie mobile en Corée du Sud, Woojeong a décidé de quitter, pendant quelques temps, Séoul pour faire ce qu’elle aimait vraiment : étudier la littérature française.
Je viens de Séoul, en Corée du Sud. Mon père est producteur pour la télévision et ma mère prend soin de nous. Mes parents me supportent et m’aiment sans condition, ce qui est essentiel dans mon pays qui nous demande beaucoup dès l’enfance. On nous pousse à étudier sans relâche. Comme beaucoup de jeunes, le soir, après les cours, je rejoignais l’institut privé pour améliorer mon niveau en mathématiques et mon anglais. C’était obligatoire d’ajouter dix heures d’études par semaine à notre emploi du temps du lycée. Je ne l’ai pas toujours bien vécu car je ne comprenais pas pourquoi on nous poussait tant à travailler pour entrer dans une bonne université.
Le rythme de vie est fou à Séoul, tout est très rapide, même le pas des gens. On peut utiliser et profiter des services 24 heures sur 24. Il m’est arrivé d’acheter des canettes de bière à 2 heures du matin en toute sécurité. Dans mon pays, presque tout le monde a des masques depuis février. Mais ce que j’aime beaucoup, c’est me balader au bord de la rivière Hangang. Je me suis spécialisée dans la gestion et j’ai déjà commencé à travailler dans l’industrie des communications mobiles. J’ai géré des budgets importants, communiqué avec d’autres entreprises et aidé à la mise en œuvre des chantiers. Mais je n’ai pas eu un sentiment d’accomplissement dans ce travail. Deux ans après le début de mon premier poste, j’avais une proposition dans une autre entreprise mais je craignais de me retrouver encore dans une situation instable. Alors je me suis dit que j’étais jeune et puisque nous sommes en période de crise mieux valait tenter ce que j’aimais.
J’aime la littérature française, mon rêve est de lire des classiques dans cette langue. Donc, j’ai décidé d’utiliser ma prime de départ pour étudier en France. J’aimerais continuer d’étudier la littérature française lorsque je serai rentrée en Corée du Sud. C’est difficile d’expliquer pourquoi j’aime autant la littérature française, peut-être parce qu’elle est aussi originale que la France. Et peut-être que je me sens proche de cette singularité. Je vis le confinement comme une sorte de méditation, comme une sorte de vacances sans voyage. Je vais bien même si cette situation est horrible, je dois juste endurer. Et puis cette université me donne du pain trois fois par jour, c’est très généreux.
Non merci

Le crous mobile

Le crous a son appli

Retrouvez toutes les infos du Crous (Restos U, logement, activités culturelles, services sociaux…) sur votre smartphone !